COMMUNIQUÉS

19 Mai 2017
Communiqué

L’Association de la Presse présidentielle (APP) a rencontré ce matin la cellule communication de l’Élysée, à qui elle a fait part de son inquiétude sur plusieurs des points signalés par des consœurs et confrères ayant notamment trait au choix, par l’Élysée, de certains journalistes devant suivre tel ou tel événement.

L’APP a rappelé que ce choix devait relever de la seule autorité du média concerné, l’Élysée ne devant en aucune manière intervenir dans l’organisation des rédactions. Ses interlocuteurs lui ont répondu qu’ils n’avaient jamais souhaité imposer tel ou tel journaliste mais ouvrir la possibilité à des journalistes spécialisés de suivre les déplacements du Président de la République.

L’APP a bien pris acte du souhait exprimé par ses interlocuteurs d’agir dans le dialogue et le plein respect de la liberté de la presse. Elle restera vigilante sur ces points essentiels.

L’Association de la Presse Présidentielle et la cellule communication de l ‘Élysée sont convenues de rester en contact afin que les choses se passent au mieux entre la Présidence et la presse, dans l’intérêt de tous.

AOÛT 2016
Rencontre avec Monsieur le Président de la République

Discours d’Elizabeth Pineau, le 2 août 2016 à Paris

Monsieur le Président de la République, chers amis.

Bienvenue. Merci d’avoir répondu à notre invitation. Cela fait quatre ans que vous nous faites l'honneur de votre présence, M. Le Président, au rendez-vous estival annuel de l'Association de la Presse Présidentielle, que je préside pour la première fois depuis mon élection à la tête de l’association en décembre à la suite de notre cher Alain Barluet, que je salue de loin. Un rendez-vous organisé cette fois encore par notre secrétaire générale, Agnès Hillemand, que je tiens à remercier ici pour cette remarquable mise en oeuvre.
Vous avez voulu cette année, M. Le Président, une forme de rencontre moins formelle en raison de l’actualité difficile. Et le mot est faible. Cette rencontre n'est ni un off, ni une conférence de presse. Elle se veut avant tout conviviale, libérée des contraintes de nos rencontres quotidiennes qui sont souvent en marge d’une visite. Je me souviens du premier dîner, en 2013, assez souriant. Et puis au fil des années, ils se sont teintés de gravité au rythme d’un quinquennat extraordinaire à bien des égards, ponctué de déplacements, de discours nombreux, de voyages, de moments historiques et ponctué d’épreuves pour vous, pour nous, pour notre pays surtout.
Lors du dîner de l'an dernier, qui aurait pu deviner que la crise des réfugiés, déjà aigue, durerait encore si longtemps, avec en toile de fond l’interminable conflit en Syrie ? Qui pouvait prédire que nous passerions une partie de l'année à expliquer aux Français les arcanes de la déchéance de nationalité, à décortiquer le Code du travail pour mieux comprendre la colère de ceux qui se sont élevés contre une loi visant à le réformer ? A faire des portraits de Donald Trump, de Theresa May, d'Emmanuel Macron ?
Qui pouvait prédire qu’un accord sur le climat serait trouvé à Paris en décembre, que l'équipe de France de football se retrouverait en finale de l’euro en juillet ? Que le Royaume-Uni sortirait de l’Union européenne ? Personne n’aurait imaginé que l'on pouvait mourir abattu à une terrasse de café à Paris, sous les roues d'un camion après un feu d'artifice à Nice ou égorgé en pleine messe dans une église de Normandie.
Journalistes, nous avons donc suivi, comme vous, ce quinquennat parsemé de drames et de tragédies, comme vous l’avez-vous même décrit. Il ne faut pas sous-estimer l’émotion qui est la nôtre dans votre sillage quand on se retrouve parfois sans voix et sans mots - alors que les mots sont notre métier - devant des actes comme resurgis d'un autre temps dont il faut bien se rendre compte qu’ils appartiennent au nôtre.
La réponse, le rempart, c'est le droit, c’est la démocratie, je vous cite. C’est aussi l’information. La presse est en première ligne dans ce combat. Nous devons aussi répondre à la défiance d’une partie des Français envers les journalistes, dont le travail est en pleine mutation : valses des patrons de presse, bouleversements apportés par les nouveaux médias
Plus que jamais, notre Association se battra pour faire vivre une presse libre et indépendante, ce qui ne va pas forcément de soi quand on voit ce qui se passe en Turquie ou en Pologne, tout près de nous.
Où serons-nous, où serez-vous dans un an ? Dans huit mois, un souffle au regard de l’Histoire, l’élection présidentielle. La campagne sera dure, nous le savons. Quel rôle y jouerez-vous ? Nous en saurons peut être un peu plus à ce sujet ce soir.
Sachez en tout cas que nous continuerons à vous suivre au plus près pour en savoir plus. Nous voulons tout voir, tout entendre, tout raconter, y compris ce que l'on ne veut pas nous montrer. Nous voulons avoir accès à votre parole, à celle de vos conseillers. Nous trierons comme le bon grain de l'ivraie ce qui relève de la communication et ce qui relève de l'information. Nous défendrons un journalisme du pluralisme, de l'information vérifiée.
Chacun dans notre rôle, vous et nous, y avons intérêt.
Tout cela est de bonne guerre et notre dialogue avec votre service de presse - Gaspard Gantzer, Claudine Ripert, Virginie Christnacht, Evelyne Richard - est constant. C’est dans ce rôle d'intermédiaire que notre Association prend tout son sens.
M. le Président, je vous laisse maintenant la parole en vous remerciant encore de votre présence, avant d'engager un dialogue informel avec nos membres ici présents.

Rencontre de l’Association de la Presse Présidentielle avec le Président de la République le 2 août 2016 à Paris.
© Présidence de la République / François Lafite

JANVIER 2016
Audiovisuel public en Pologne

L’Association de la Presse Présidentielle a apporté son soutien au communiqué suivant, rédigé à l’initiative du bureau d’Europresse

L'association Europresse s'inquiète des menaces qui pèsent sur les journalistes de l’audiovisuel public en Pologne après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les médias (dite « petite ») et dans la perspective d’adoption d’une autre loi (dite « grande »), dont l'adoption est prévue dans les mois qui viennent. Europresse soutient les organisations de journalistes qui luttent actuellement pour faire respecter leurs droits dans ce pays.
En effet, la nouvelle législation risque de transformer les médias publics en médias gouvernementaux, voire en médias du parti politique au pouvoir. Après l’adoption des deux lois, les contrats de tous les collaborateurs de la radio et télévision publiques prendront fin trois mois après leur entrée en vigueur, ce qui laisse le temps aux nouveaux dirigeants de choisir qui doit rester... ou partir. Les mandats des dirigeants et des membres des Conseils d’administration des toutes les chaînes de l’audiovisuel public s’éteignent immédiatement, le jour de l’entrée en vigueur de la première loi, le 8 janvier 2016.
Les nominations de nouveaux dirigeants reviendront directement au gouvernement. En effet, la nouvelle loi réduit considérablement les droits du Conseil national de radio et télévision (KRRiT, l’équivalent du CSA en France), par exemple en transférant le droit de nommer les cadres dirigeants de l’audiovisuel public au ministre du Trésor. Contrairement à la législation précédente, la nouvelle ne prévoit de soumettre les candidats à ces postes à aucun concours.
Europresse, qui regroupe 50 journalistes de toute nationalité travaillant sur les questions européennes en France, est particulièrement attachée au respect de ce droit fondamental, l'un des piliers de l'Union Européenne.

20 JANVIER 2015
Charlie Hebdo

A l'attention de M. Gérard BIARD, rédacteur de chef de Charlie Hebdo

Monsieur le rédacteur en chef,
Fondée en 1928, l'Association de la Presse Présidentielle rassemble des journalistes de tous les médias qui   « couvrent » l'actualité de la Présidence de la République française. Après l'attaque meurtrière qui a frappé Charlie Hebdo, le 7 janvier dernier, notre Bureau à décidé à l'unanimité de vous faire parvenir le chèque de 10 000 euros ci-joint afin de vous manifester notre soutien. Nous ne pouvons accepter que des terroristes aient voulu s'en prendre à un journal en tuant ses journalistes. Que nous soyons lecteurs ou non de « Charlie », nous tenons à vous exprimer notre solidarité et à réaffirmer notre attachement à la liberté d'expression.

Bien confraternellement,
Alain BARLUET, Président de l'Association de la Presse Présidentielle

1er AOUT 2014
Paul Jean-Ortiz

L'Association de la Presse Présidentielle a appris avec tristesse la mort de Paul Jean-Ortiz et tient à s'associer à l'hommage qui est rendu à la compétence et au courage de ce grand serviteur de l'Etat. Tous ceux qui ont eu à couvrir l'actualité diplomatique de la Présidence de la République depuis mai 2012 peuvent témoigner de l'attention qu'il portait à la presse et aux journalistes. Sans excès de mots, jamais avec arrogance et toujours avec une pointe d'humour qui était chez lui la marque d'une profonde élégance, le chef de la "cellule diplomatique" veillait à éclairer ses interlocuteurs des médias sur l'essentiel des dossiers internationaux inscrits à l'agenda présidentiel. Sa parole et sa disponibilité manqueront, tout comme la qualité de l'homme, aux observateurs chargés de rendre compte de l'activité de l'Elysée.

Le Bureau de l'Association de la Presse Présidentielle